Nous avons tous connu, lors de notre scolarité, les classiques manuels scolaires, cartes de géographie ou autres documentaires enregistrés sur une cassette vidéo.
Mais les contenus pédagogiques ne se résument plus seulement à ce que nous avons connu. Désormais, les élèves sont filmés pendant les cours de langues, des vidéos conférences sont organisées avec des correspondants d’autres pays et même des astronautes depuis l’ISS, les reportages et documentaires sont désormais récupérés directement sur Internet (ce qui permet une plus grande variété), et les films sont même filmés à l’Université pour pouvoir les revoir après.

De même, les sorties ou voyages scolaires sont désormais filmés pour en faire des vidéos récapitulatives à destination des parents ! Bref, la vidéo fait partie intégrante des programmes scolaires de tous les niveaux.

Dans un email envoyé aux délégués académiques au numérique et aux Directeurs des systèmes informatiques début Juin, Mathieu JEANDRON, Directeur du numérique pour l’éducation au sein du ministère de l’Éducation Nationale, a déclaré qu’il n’y avait aucune réserve ni blocage juridique quant à l’utilisation des services numériques des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) par les établissements scolaires français.

Cette annonce a fait réagir de nombreux syndicats d’enseignants et la CNIL ( Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés ) du fait de la mauvaise réputation des GAFAM concernant leur gestion des données de leurs utilisateurs, et en particulier la vente d’informations sur ses utilisateurs à des fins commerciales. 

La fuite des données, le piratage, ou la diffusion de contenu confidentiel sont toutes des craintes réelles pour n’importe quel internaute. Lorsqu’il s’agit de contenu impliquant des élèves et des mineurs, cette crainte est d’autant plus préoccupante.

Avant toute utilisation de la vidéo à des fins éducatifs, et si vous filmez des élèves, vous devez vous assurer d’avoir une autorisation de droit à l’image signé par l’élève et par les parents si l’élève est mineur. 

En savoir plus : Adoptez les bonnes pratiques pour filmer vos élèves dans le cadre scolaire

Enfin, il est primordial de savoir où va ce contenu adressé à un groupe précis d’internautes. Pour cela, voici quelques pistes qui pourront vous orienter vers le service adéquat :

  • Est-ce que mon contenu est accessible publiquement ? 
  • Où vais-je le diffuser ensuite ? Sur un ENT ? sur un intranet ? par email ?
  • Comment puis-je m’assurer que les vidéos restent confidentielles ? Avec une authentification obligatoire (mot de passe et nom d’utilisateur) ? En publiant le contenu en privé ? 
  • Est-ce que ce service est enregistré et validé par la CNIL ? Pour cela, regardez avec précautions les Conditions Générales d’Utilisations dans lesquelles doivent apparaître le numéro de déclaration.
  • Où est hébergé le contenu ? En France ? en Union Européenne ? Aux Etats-Unis ? Sachez que les lois diffèrent suivant les pays et que le contenu n’est pas protégé de la même façon.

À vous de jouer !